Bien plus qu’un simple cursus, le parcours médical à Besançon s’apparente parfois à une transmission familiale. Là-bas, une part non négligeable des nouveaux étudiants en santé suit les traces de leurs parents ou proches, comme si l’envie de soigner s’inscrivait au cœur du lien générationnel. Ce n’est pas qu’une question de tradition : c’est aussi l’empreinte d’un écosystème universitaire et hospitalier particulièrement bien structuré, qui attire et retient les vocations. Et pour s’y projeter sereinement, mieux vaut anticiper chaque étape.
Les voies d'accès aux études de santé à l'UFR de Besançon
La première année des études de santé à Besançon s’organise autour de deux parcours principaux : le PASS (Parcours Accès Santé Spécifique) et la LAS (Licence Accès Santé). Le PASS concentre l’essentiel de l’offre médicale, avec un tronc commun en sciences biologiques et humaines, couplé à une mineure dans une autre discipline. Ce format est particulièrement prisé, car il permet de viser directement les filières médicales tout en conservant une porte de sortie en cas de réorientation. Pour bien s'orienter dès le lycée, il est essentiel de comprendre comment s'organisent les études de médecine à Besançon.
Le choix entre le PASS et la L.AS
Le PASS est conçu pour les étudiants fermement orientés vers les métiers de la santé. Il alloue 60 crédits ECTS, dont 30 dédiés aux enseignements en santé (biologie, chimie, biostatistiques), et 30 à une mineure choisie en dehors du champ médical - droit, économie, psychologie, etc. Cette double compétence est stratégique, car en cas d’échec au tirage au sort pour la deuxième année de médecine, la mineure peut servir de tremplin vers une réorientation réussie. En revanche, la LAS permet de suivre une licence classique dans une autre discipline, avec un module santé annexé (30 crédits). L’admission en deuxième année de médecine est également possible, mais plus rare, et dépend des places restantes.
L'importance des options et mineures
Le choix de la mineure n’est pas anodin. Il ne s’agit pas seulement de remplir un emploi du temps : c’est une stratégie d’appoint. Un étudiant qui choisit une mineure en droit ou en gestion pourra, en cas de non-admission en deuxième année de médecine, poursuivre naturellement vers un master en droit de la santé ou en management hospitalier. Cette flexibilité est un atout majeur dans un système où moins de la moitié des étudiants accèdent aux filières médicales. Et même si la pression est forte, l’équilibre entre rigueur scientifique et ouverture intellectuelle est attendu - les jurys d’admission y sont sensibles.
- 🎯 PASS : orientation principale vers la médecine, pharmacie, odontologie ou maïeutique
- 📚 LAS : priorité à une licence classique, avec module santé optionnel
- ⚖️ Mineure en PASS : 30 crédits, pèse pour 50 % de la note finale - crucial pour la réorientation
Le cursus médical : de la théorie à la pratique hospitalière
Une fois le cap de la première année passé, le cursus se structure en trois grands cycles. Le premier, dit de tronc commun, s’étale sur deux années et plonge l’étudiant dans les fondamentaux : anatomie, physiologie, biochimie et séméiologie. Les cours ont lieu principalement au campus des Hauts du Chazal, un site à la fois calme et bien équipé, propice à la concentration. C’est aussi à ce stade que débute l’initiation aux soins, avec des stages d’observation en milieu hospitalier ou en cabinet infirmier.
Le premier cycle et l'apprentissage des fondamentaux
Ces deux années sont denses, exigeantes, mais formatrices. L’étudiant apprend à décrypter le fonctionnement du corps humain dans ses moindres détails. Les travaux pratiques d’anatomie, souvent réalisés sur mannequins ou supports numériques, sont complétés par des séances de manipulation en laboratoire. L’approche est progressive : on passe du général au particulier, de l’organisme à l’organe, puis à la cellule. Et surtout, on apprend à poser un diagnostic, étape par étape. La première immersion en milieu soignant, même limitée à quelques semaines, joue un rôle clé : elle permet de vérifier son adéquation au métier.
L'externat : l'immersion au CHU Minjoz
De la quatrième à la sixième année, l’étudiant devient « externe ». Ce statut marque un tournant : il n’est plus seulement un apprenant, mais un acteur du système de soins. Basé principalement au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Minjoz, il alterne cours théoriques le matin et stages l’après-midi dans différents services - cardiologie, pneumologie, chirurgie, pédiatrie… Son rôle ? Observer, assister, parfois réaliser des gestes simples sous supervision. Il rédige des comptes rendus cliniques, participe aux synthèses, et commence à affiner son projet professionnel. Tout cela en vue des épreuves classantes nationales (ECN), qui détermineront son orientation en internat.
Le troisième cycle et le choix de la spécialité
L’internat est la phase ultime de la formation. À Besançon, comme ailleurs en France, l’accès se fait sur concours national, selon le classement aux ECN. Une fois sélectionné, l’étudiant devient « interne » et exerce sous la responsabilité d’un médecin encadrant. La durée de cette étape varie : trois ans pour la médecine générale, quatre à six ans pour les spécialités (chirurgie, neurologie, radiologie, etc.). Besançon propose des postes dans presque toutes les disciplines, ce qui en fait un centre attractif pour les futurs spécialistes. L’apprentissage est alors entièrement centré sur la pratique, avec un accompagnement pédagogique renforcé.
Réussir son intégration : budget et accompagnement
Intégrer les études de médecine, c’est aussi préparer son quotidien. Entre les frais d’inscription modiques - quelques centaines d’euros par an - et les dépenses annexes, l’écart peut être significatif. Le matériel de base (tensiomètre, stéthoscope, mallette médicale) coûte environ 250 à 400 € en première année. Quant aux ouvrages de référence, leur prix cumulé peut atteindre 500 € ou plus, selon les éditions. Heureusement, des solutions existent : le CROUS de Besançon propose des aides au mérite, des bourses sur critères sociaux, et parfois des ouvrages en prêt.
Le coût d'une première année en santé
Le logement représente la plus grosse part du budget étudiant. En résidence universitaire, les loyers oscillent entre 200 et 350 €/mois, selon la typologie. En privé, dans le quartier des Hauts du Chazal ou à proximité du CHU, on monte facilement à 500-650 €. L’alimentation, elle, dépend du mode de vie, mais un budget raisonnable tourne autour de 250-300 €/mois. Les loisirs et transports complètent le tableau, avec une fourchette moyenne de 100-150 €.
Le rôle du tutorat et des prépas privées
Sans surprise, l’accompagnement joue un rôle déterminant. À Besançon, le tutorat étudiant est particulièrement actif. Organisé par des étudiants plus avancés, il propose des colles hebdomadaires, des annales corrigées, des fiches synthétiques et un soutien moral. C’est souvent gratuit ou très peu onéreux, et d’une efficacité redoutable. En parallèle, certaines prépas privées existent, mais leur coût (plusieurs milliers d’euros par an) n’est pas à la portée de tous. Le vrai levier ? L’entraide. Se faire un groupe d’étude, partager les ressources, briser l’isolement : c’est là qu’on touche du doigt ce qui fait la force du modèle bisontin.
| 🔍 Critère | 💶 Estimatif mensuel | 💡 Conseils pratiques |
|---|---|---|
| Hébergement (CROUS) | 200 - 350 € | Privilégier les résidences proches du campus ou du CHU pour gagner du temps |
| Alimentation | 250 - 300 € | Utiliser les restaurants universitaires (4,50 €/repas) pour alléger la charge |
| Matériel médical de base | Coût unique : 250-400 € | Attendre les listes officielles et comparer les offres groupées |
| Loisirs et transports | 100 - 150 € | Profiter des abonnements étudiants pour les musées, cinémas, et transports en commun |
Les demandes fréquentes
J'ai entendu dire que le tutorat bisontin est l'un des plus performants, est-ce vrai ?
Oui, le tutorat à Besançon est régulièrement cité comme l’un des plus structurés de France. Grâce à des colles hebdomadaires bien calibrées et un partage efficace des ressources, il permet de mieux appréhender les attendus du PASS. C’est du concret, pas du gadget.
Quelles sont les erreurs courantes lors du choix de la L.AS à Besançon ?
L’erreur la plus fréquente est de négliger la majeure non-santé, pensant qu’elle ne compte pas. Or, elle représente 50 % de la note finale. Un mauvais choix de licence ou un manque d’investissement peut compromettre toute réorientation, même avec un bon résultat en module santé.
Comment valider son stage de soins infirmiers de fin de PASS ?
La validation repose sur un carnet de stage à remplir au fil des semaines, attestant de la réalisation des compétences de base : mesure des paramètres vitaux, aide à la toilette, gestion des risques. Il doit être signé par le cadre de santé ou l’infirmier référent. L’évaluation finale est globale, pas technique.